Le film Les Feux sauvages (风流一代) de Jia Zhangke, a concouru sans succès pour la Palme d’or au Festival de Cannes en 2024.
Ce cinéaste déjà connu pour ses films, entre autres Platform (站台, 2000), Plaisirs inconnus (任逍遙, 2002) et Still Life (三峡好人, 2006), nous invite cette fois à traverser la période de 2000 à 2022, en relatant l’histoire sentimentale d’un couple quelque peu déroutant.
La jeune femme tente de retrouver son grand amour Bin, parti à la recherche d’un meilleur avenir dans une province plus attractive économiquement que le Shanxi.
Elle le retrouvera mais leur histoire prendra fin au bord du Yangzi, même s’ils se retrouvent 20 ans plus tard dans leur ville d’origine, Datong.
Les personnages de Qiao Qiao, interprétée par la propre femme du cinéaste, Zhao Tao, et Bin ont déjà figuré dans les films précédemment cités.
Jia Zhangke reprend ici des scènes déjà tournées dans ses précédents films en intégrant également des extraits de tournages réalisés sur ces 22 dernières années, dont des documentaires (comme les scènes des chanteuses, au début du film, à la maison du peuple de Datong, province du Shanxi).
L’histoire des deux amoureux s’inscrit dans une époque de mutations économiques et de grandes transformations que la Chine a connues pendant ces 20 dernières années.
Au fil des images, on y voit chronologiquement la liesse des Chinois à l’annonce en 2001 du choix de Pékin pour les JO de 2008, les étapes de la construction du barrage des Trois Gorges (三峡大坝), sur le Yangzi, la démolition de vieux quartiers, suivie des aléas de la spéculation dans le Guangdong, et pour finir la période du Covid-19.
Nous découvrons également l’immensité et la diversité des paysages chinois, du complexe industriel de Datong, en début de film, aux allées et venues de Qiao Qiao sur le Yangzi et le retour, en fin de projection, sur des paysages enneigés du Shanxi.
Deux séances encore sont prévues au TNB à Rennes, lundi 20 janvier à 20H30 et mardi 21 janvier à 15H45
Merci à Martine pour son avis et analyse du film