Salon du livre de Rennes Chine

Samedi 4 décembre dans notre local, à partir de 14h

Le samedi 4 décembre l’Institut Confucius nous a proposé de nous associer à la réalisation d’un salon du livre consacré à la Chine. Rennes-Chine avait, il y a quelques années, organisé plusieurs salons du livre qui avaient rencontré un vif succès. Cette fois-ci, nous proposerons trois temps forts axé sur le thème d’aimer lire et transmettre.

1 – Pour vous donner envie de lire les écrivains chinois : Une dizaine de personnes présenteront un livre qu’elles ont aimé (auteur chinois, livre écrit en chinois). Présentation de l’auteur, du livre, pourquoi il a retenu l’attention, avec lecture d’un bout de texte en français et dans la mesure du possible quelques éléments en chinois, selon le niveau des intervenants. A titre d’exemple, Yves a eu l’occasion de rencontrer Ba Kin, il y a bien longtemps, et nous parlera du livre Famille. Bénédicte a adoré le livre de Fang Fang sur Wuhan, journal du confinement et fera un duo avec Martine qui a hébergée chez elle Fang Fang et l’a rencontrée à deux reprises. Maurice a choisi de parler de Riz de Su Tong. Yohann amateur de science-fiction nous fera découvrir Le problème à trois corps de Liu Cixin  Et il y aura aussi Anne-Marie, une autre Bénédicte, Jacques, Marie Madeleine,…pour parler de Mo Yan, Yu Hua, Chi Li, Bi Feiyu…

2 – Chunyan LI, que nous avons rencontrée à Paris viendra parler de son dernier livre Cyrano, Confucius et moi. Une chinoise à Paris (l’Archipel, 2021).

Née dans une fort modeste famille de la province du Jiangsu – père menuisier, mère paysanne -, Li Chunyan se révèle brillante élève, boulimique de lectures et dotée d’une impérieuse volonté de réussir, nourrie aux sacrifices de ses parents. Une ambition, la très prestigieuse et très sélective université de Beijing qui, chaque année, n’admet que deux candidats du Jiangsu (70 millions d’habitants…). Beaucoup de travail, d’angoisse, mais le succès : ce sera langue et littérature française couplées à économie internationale pour la jeune étudiante qui constate que « le bonheur de la langue française s’arrête le jour où on décide de l’apprendre »… A présent, affranchie de ses origines sociales, elle entreprend son émancipation : premier poste dans la communication et premières aventures sentimentales avec des Français expatriés. Le fameux romantisme hexagonal en prend un coup sévère. Mais l’ambition de Li Chunyan ne s’arrête pas là, qui tente l’examen d’entrée aux grandes écoles françaises : les quatre établissements l’admettent. Ce sera HEC, dont elle devient boursière, et Paris en 2003. Un étrange pays, source d’émerveillement et d’étonnements sans fin : couteaux et fourchettes, magasins fermés le dimanche, bureaucratie, soirées étudiantes avec, oh surprise !, distribution de préservatifs à l’entrée … C’est le début de son histoire racontée avec humour, sincérité et émotion dont nous ne dévoilerons pas tout, puisqu’elle nous en parlera le samedi 4 décembre.

3 – En fin de journée, une table ronde pour discuter de l’intérêt de créer un cercle de lecture : lire et donner envie de lire, partager et transmettre. Cette rencontre pourra permettre d’organiser une première démarche : finalité, fréquence des rencontres, liste des personnes intéressées.

De son côté, l’Institut Confucius a invité une quinzaine d’auteurs, traducteurs, éditeurs, Français ou Chinois : Chen Jiang Hong (albums jeunesse, Ecole des Loisirs),Nie Chongrui (BD),Wang Yi (albums jeunesse, éditions Hongfei), Men Xiaoyan et Marie Laureillard (Qin Opera, éditions Patayo),Pascal Vatinel (albums jeunesse ; polars chinois), Michel Imbert (polars chinois) et aussi Bernard Allanic (manuels), Alexis Brossollet (éditeur, traducteur), Brigitte Duzan (traductrice)…

Ne manquez pas ce rendez-vous de courte durée mais exceptionnel par la qualité de ses invités

samedi 4 décembre de 14h à 19h.


La lettre mensuelle 141 novembre 2021

Les premières gelées et les premiers flocons de neige arrivent, il est venu le temps de faire le plein de livres pour passer l’hiver. Rennes Chine organise un salon du livre le 4 décembre sur la littérature chinoise, découvrez le programme complet dans la lettre. Vous y trouverez aussi la publication d’un dossier réalisé par la Fédération des associations franco-chinoises sur la 5G, la guerre mondiale des ondes. Et puis, un Chengyu et la traditionnelle revue de l’actualité.

Bonne lecture

Inscription au cours de cuisine 2021-2022

L’association Rennes Chine propose aux adhérents la découverte de la cuisine chinoise avec des cours de cuisine.

Les cours sont animés par Ming Tong originaire du Nord Est de la Chine. “Manger sainement des plats savoureux en respectant un équilibre pour le bien être du corps.”, telle est sa devise.

Envie de tofu aux fruits de mer, de filet mignon aux fleurs de lys, de porc à la sauce aigre-douce, de poulet aux cacahouètes… il vous suffit de vous inscrire soit le samedi soit le lundi pour un pack de trois cours comprenant le repas, soit pris en commun soit à emporter (en fonction des contraintes sanitaires)…

Avant de vous inscrire au cours de cuisine n’oubliez pas de rejoindre l’association Rennes Chine en adhérant en ligne.

L’inscription au cours de cuisine chinoise est ouverte, il suffit de cliquer sur le groupe de votre choix

► groupe n°1 : lundi 10h00 – 13h00 annulé

22 Novembre Pain farci / Mijoté de chou chinois et Tofu aux fruits de mer
6 Décembre Porc à la sauce aigre-douce (RIBS) / Sauté de fenouil aux petits légumes
28 Février Poulet aux cacahuètes / Sauté de pomme de terre

►  groupe n°2 : samedi 10h30 – 13h30

13 Novembre Pain farci / Mijoté de chou chinois et Tofu aux fruits de mer
15 Janvier Porc à la sauce aigre-douce (RIBS) / Sauté de fenouil aux petits légumes
9 Avril Poulet aux cacahuètes / Sauté de pomme de terre

Les cours ont lieu à la Maison de Quartier Francisco Ferrer, 40 rue Montaigne.

Pour des informations complémentaires, n’hésitez à nous contacter en utilisant le formulaire de contact sur le site.

La lettre mensuelle 140 octobre 2021

Bonjour et merci de votre intérêt pour notre lettre, ce mois-ci un point sur la rentrée à Rennes Chine, un article sur la réussite de la science chinoise, l’évocation du chrysanthème et la traditionnelle revue de presse.

Le samedi 4 décembre l’après-midi, se déroulera le salon du livre chinois dans nos locaux, et à l’institut Confucius de Bretagne. C’est l’occasion de parler de 2 prix Nobel de littérature.

Bonne lecture !

La lettre mensuelle 139 septembre 2021

C’est -déjà- la rentrée, dans cette lettre un retour sur la récente porte ouverte et une présentation des activités de l’association, des conseils alimentaires pour avoir du tonus, les prix littéraires chinois et enfin un article sur la fête de la lune. 

Regardons tous ensemble la lune le 21 septembre à 21h, la plus belle lune de l’année et ayons une pensée les uns pour les autres à cette occasion.

Coup de coeur de la semaine pour un livre

Envoyé par Bernadette le 20 juin 2021

UNE VUE SPLENDIDE

de Fang Fang

Au début de la pandémie et du confinement de la ville de Wuhan, Fang Fang a tenu un « Journal de quarantaine » entre le 7 février et le 20 mars 2020, rendant compte de la vie et des souffrances des millions d’habitants de cette ville pendant la crise sanitaire qui a frappé Wuhan en priorité. Cela m’a incitée à relire une de ses nouvelles « UNE VUE SPLENDIDE » (FENG JING) publiée en 1987, livre pour lequel elle a obtenu le prix de la meilleure nouvelle et qui a ouvert la voie au mouvement néo-réaliste.
Une famille de 9 enfants (2 filles et 7 garçons) et leurs parents vit dans une cabane sordide de 13 mètres carrés secouée par le passage incessant des trains.
L’histoire de la famille est racontée par Petit Huitième, qui mourra à 16 jours. Enterré sous la fenêtre, il observe depuis son cercueil les tribulations de la famille. De façon ingénue et réaliste, Petit Huitième décrit les existences misérables de ses parents et de ses frères et sœurs pendant la Révolution Culturelle puis la libéralisation de la Chine pour essayer d’avoir une vie meilleure.
Le père est alcoolique et violent, la mère aguicheuse, se laisse battre sans pour autant séduire d’autres hommes.
La sœur ainée, Grand Parfum, se marie à 18 ans et mène une vie tranquille.
Deuxième frère, le seul de la famille à donner un peu de douceur dans cet environnement cruel, se plonge dans les études mais, déçu par une fille dont il tombe amoureux, se tranche les veines et se suicide.
Troisième frère est à l’image de son père, une brute mais, bien que de caractère totalement opposé, Deuxième et Troisième frères s’entendent à merveille. D’ailleurs, Troisième Frère se remettra difficilement de sa mort.
Petit Parfum, la deuxième sœur, est de même nature que sa mère, mais à la différence de sa mère, elle change très souvent d’hommes.
Quatrième Frère est sourd et muet, son infirmité lui a permis de grandir heureux dans la famille et de mener une vie tranquille une fois adulte en épousant une aveugle, leur couple se complétant parfaitement.
Cinquième et Sixième Frères sont jumeaux et leurs cœurs sont interconnectés. Chacun trouve femme dans la même rue, ont chacun un fils à trois jours d’intervalle
Septième Frère, des son enfance, est obligé de dormir sous le lit des parents, faute de place. Sa faim est immense et « quand il voyait les gens manger, la bave lui coulait sur le menton ». Bravant l’interdiction paternelle, il part faire des études et obtient un diplôme universitaire et réussit brillamment.
Vingt ans se sont écoulés et Huitième frère, de son cercueil, ne reconnait plus sa ville : les vieilles cabanes sont détruites et remplacées par des immeubles « où Père ne pourra dormir car il ne pourra pas s’imprégner du souffle de la terre ».
Il ne reste plus à Père que Huitième Frère dont il va sortir le cercueil pour l’enterrer dans la montagne à coté de Deuxième Frère. Huitième Frère peut alors dire : « Je ne parle pas, je me contente de regarder calmement et éternellement là-bas, au pied de la montagne, vers cette vue splendide en perpétuelle transformation », transformation qui est celle de la Chine et qui justifie le titre du livre.
Huitième Frère, sous son regard ingénu, ne se souciant pas des convenances, ni portant de jugement de valeur, peut décrire les situations les plus terribles comme les plus émouvantes. Une famille pauvre de neuf enfants dans une ville chinoise ordinaire, c’est un livre très poignant.





La lettre mensuelle 137 juin 2021

Nous poursuivons la découverte de la littérature érotique et un partage d’informations sur le Xinjiang. Ces deux thèmes se poursuivront le mois prochain.

Les cours ont repris en présentiel, profitez-en pour faire provision de livres pour l’été. La bibliothèque est encore ouverte de 15h à 17h mercredi 23 juin. Et enfin, les cours de cuisine vont reprendre progressivement.

N’oubliez pas de vous préinscrire pour l’année 2021/2022, pour les cours de chinois mais aussi pour les cours de cuisine.

Coup de coeur de la semaine pour un livre

Envoyé par Geneviève le 15 mai 2021

Pékin pirate

de Xu Zechen livre paru en 2008 (Chine) et 2016(traduction)

Nous recevons beaucoup d’avis qui ne sont pas à proprement parler un coup de cœur mais plutôt un choc ou une révélation sociétale ou littéraire. Ainsi, Geneviève nous dit : « Je n’ai pas vraiment eu de coup de cœur pour un livre sur la Chine, mais certains livres m’ont beaucoup marquée. C’est un livre encore assez récent (2008) et je l’apprécie car il me rappelle mes impressions lors de mes passages à Pékin. Je n’ai connu que des conditions confortables lors de mes séjours à Pékin : visites guidées, déplacements en petit bus, excellents restaurants, etc.
Mais les gens que je croisais dans la rue me donnaient l’impression d’être pauvres et obligés pour survivre, de travailler très dur à des petits boulots, n’importe lequel, de l’aube à la nuit, été comme hiver. Je me souviens aussi d’un séjour de travail à Wuhan (2006 ou 2007). Je rentrais tard à l’hôtel et je sortais tôt le matin, mais sur le trottoir d’en face, des familles vivaient et travaillaient dans des garages. Je ne sais plus ce qu’ils vendaient, mais ils étaient ouverts à 5h le matin et pas encore fermés à minuit! ».
Après trois mois de prison pour faux, DunHuang retourne à Pékin. Mais comment faire avec rien en poche, nulle part où dormir et pas de travail ? La rencontre avec une vendeuse de DVD piratés va lui donner un début de réponse. De minuscules studios en chambres insalubres, d’un coin de rue à une boutique miteuse, l’auteur suit cinq jeunes (DunHuang, Kuang, Xia, Qibao, BaoDing) venus tenter leur chance à la capitale, loin de leurs familles. Il nous décrit un monde souterrain peuplé de voleurs, de prostituées, chacun se débrouillant pour gagner de quoi survivre. Entre précarité, solitude, bagarre, amour et amitié, ces héros nous deviennent vite attachants. « Xu Zechen a donné une voix aux classes sociales silencieuses qui luttent aux marges du paysage urbain de notre pays » China Daily.
Xu Zechen est né en 1978. Il a étudié la littérature chinoise à l’université de Pékin où il vit actuellement. Ses romans sont traduits dans plusieurs pays.