A vos penceaux ! une calligraphie du caractère du buffle

A vos pinceaux !

Une calligraphie du caractère du buffle.

Le 12 février, nous quitterons l’année du rat (shu) pour l’année du buffle   (niu). Nous vous proposons de participer à l’opération  « A vospinceaux » en faisant une calligraphie du caractère du buffle.

Merci de nous faire savoir si vous êtes intéressé(e) et nous vous enverrons les pages du dictionnaire correspondant à ce caractère dans les différents genres calligraphiques. Rien que d’en parler nous avons déjà 6 candidat(e)s !

Nous organiserons ensuite une exposition sur le nouveau site de Rennes-Chine.

Vous pourrez envoyer vos images (scan ou photo) avant le 20 février sur le mail de Rennes-Chine et, si vous en avez envie, dire, en une ou deux phrases, pourquoi vous avez aimé et choisi ce modèle.

Coup de coeur de la semaine La plaine de de BI Feiyu

Coup de cœur de la semaine pour un livre

Envoyé par Ben le 27 janvier 2021

La plaine de BI Feiyu livre paru en2009

L’histoire se passe au cœur de la Chine pendant la Révolte Culturelle dans le village des Wang. On suit Duan Fang qui rentre au village après avoir fini ses études dans la ville proche.

Il est en bute à l’ignorance et au primitivisme des paysans et villageois, à la superstition et aux soumissions sociales, les hiérarchies communistes reproduisant un ordre féodal. Il se renfrogne vis à vis de tous. La seule personne qui va l’épanouir est une jeune fille qui lui rend son amour; mais un événement aussi tragique qu’absurde va la faire mourir.

Les personnages sont incroyables, sortes de marionnettes, vivant suivant des logiques incompréhensibles pour des lecteurs modernes.

Le personnage principal est la terre, la glaise, qui se marie avec l’eau du ciel et celle de la rivière. On barbote constamment dans la boue. Les personnages semblent être faits de cette terre, ils en ont la substance et la couleur.

Les personnages sont bruts ; il sort d’eux une énergie, une violence, une pulsion naturelle, sexuelle. Et quand le besoin se fait sentir, on l’assouvit avec sa truie tout comme avec sa femme, que l’on vend, comme un animal. Pas de morale, pas de jugement, mais une fresque forte. Très beau roman.

L’auteur a 56 ans. Il a reçu en 2011, le prix Mao Dun (l’équivalent de notre Goncourt) pour son livre Les aveugles.